Ligne A : extension Sud-Ouest, rêves et réalités
La ligne A, qui relie Basso-Cambo à Balma-Gramont, dessert plus de 130 000 voyageurs par jour (Tisséo, 2023). Le doublement de sa capacité, achevé en 2019, a déjà permis d’absorber la saturation. Pourtant, la question d’un prolongement revient de façon récurrente dans les débats locaux.
Prolonger vers le Sud-Ouest : au-delà de Basso-Cambo
Historiquement, l’idée d’étendre la ligne vers Cugnaux ou le secteur de Portet-sur-Garonne se heurte à plusieurs obstacles :
-
Coût : Un prolongement classique en souterrain, même court, avoisinerait les 150 à 200 millions d’euros le kilomètre, selon les premières études évoquées par Tisséo Collectivités et rapportées par La Dépêche du Midi.
-
Urbanisation : Les secteurs desservis présentent une densité faible à moyenne, ce qui relativise la pertinence d’un métro lourd au bénéfice d’autres modes (BHNS, tramway).
-
Accessibilité et rabattement : Basso-Cambo joue déjà un rôle de pôle d’échanges majeur avec 8 lignes de bus et 6 parkings-relais. Les élus locaux défendent une meilleure connexion multimodale plutôt qu’un tunnel onéreux.
Par ailleurs, la communauté d’agglomération du Muretain et certains collectifs d’habitants relancent périodiquement le débat. Une pétition en 2021 (Le Journal Toulousain) a recueilli plus de 5000 signatures pour étendre la ligne vers Cugnaux et Villeneuve-Tolosane, attirant l’attention sur la forte croissance de ces périphéries.
Un prolongement vers l’est, une idée moins portée
La zone de Balma-Gramont, interface avec la future zone d’activités de Gramont Nord et les communes de Montrabé ou Pin-Balma, génère peu de demandes formalisées pour un prolongement. La perspective d’une interconnexion avec la ligne C, qui aura un terminus à Matabiau (puis L'Union - Aucamville), semble avoir relégué le débat au second plan.